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Webzine du Patrimoine en France & à l'International

EXPOSITION "BLOOMING"  

EXPOSITION D'ART AU DOMAINE POMMERY, REIMS

DU 3 JUIN AU 15 NOVEMBRE 2021

© Texte et photos Eric Bahari, publié le 18 juin 2021


Le groupe Vranken-Pommery Monopole, situé à Reims, est le deuxième plus gros groupe de vins de Champagne avec les marques Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck & Cie Monopole.

Cette illustre Maison de champagne organise des expositions d'art dans ses bâtiments de style néo-gothique élisabéthain et dans les crayères du Domaine. 





Les crayères du Domaine Pommery



Les crayères du Domaine Pommery, d'époque gallo-romaine, ont été transformées en caves reliées entre elles par 18 kilomètres de galerie. 

Ces souterrains abritent également des oeuvres d'art contemporain dont certaines sont de tailles imposantes. 



2008 - 2016, Road to exile, Barthélémy TOGUO, 

Courtesy de l'artiste et Galery Lelong & Cie and Banjoun Station.




Fidèle à son rôle de mécène des arts et de mise en lumière d'artistes contemporains, le groupe Vranken-Pommery Monopole a inauguré un  nouveau lieu d'exposition au Domaine Pommery : "Le Cellier Pompadour"




1893, Fleurs d'été, Gaston BETHUNE, huile sur toile, collection des Beaux-Arts de Reims





Première exposition dans cet espace de style Eiffel de plus de 900 mètres carré, "BLOOMING" présente des oeuvres d'art de différentes époques sur le thème des fleurs car "BLOOMING" signifie éclosion des fleurs et floraison des jardins.




Céramiques, Alexandre & Florentine LAMARCHE-OVIZE





2016, Porcelaine, Barthélémy TOGUO, 

Courtesy Galery Lelong & Cie and Banjoun Station.



Cette expérience artistique Pommery propose un ensemble d'oeuvres figuratives et abstraites, sur la thématique de la renaissance de la vie et du retour de la nature au printemps.


2017, Le petit fleuriste (Victor Veinsanto), Pierre et Gilles, 

Photographie imprimée par jet d'encre sur toile et peinte.






Papillon, Jean-François FOURTOU, Courtesy de l'artiste.









2021, Bouquet, Laurent PERNOT, matériaux variables dont résine, 

neige et glace artificielle, vernis, oeuvre produite pour Vranken-Pommery Monopole.




61 artistes, céramistes, peintres, dessinateurs, sculpteurs, aquarellistes, photographes, travaillent différentes matières et techniques, afin de rendre hommage à l'efflorescence de la nature. 


2021, Bouquet, Laurent PERNOT, matériaux variables dont résine, 

neige et glace artificielle, vernis, oeuvre produite pour Vranken-Pommery Monopole.




Exposition "Blooming" dans le Cellier Pompadour de style Eiffel. 




Sculpture anonyme du XVIIIème siècle, 

Prêt du  musée des Beaux-Arts de Reims



Collection de céramiques de Jeanne-Alexandrine Pommery



Les commissaires de l'exposition sont Nathalie Vranken, Catherine Delot, directrice du musée des Beaux-Arts de Reims, conservatrice en chef du patrimoine et Fabrice Bousteau, commissaire d'exposition et directeur de la rédaction de BeauxArts magazine. 


Liste des artistes :

Edmond ALLOUARD, Tandem BACHELOT & CARON, Emile BARAU, Philippe BAUDELOCQ, Gaston BETHUNE, Adolphe BINET, Jacques-Emile BLANCHE, Celina BLUNDELL, Virginie BOUDSOCQ, Georges BOURGIN, Raymond BRASCASSAT, Sophie CALLE, Jean-Charles CAZIN, Jacques CHARRIER, Philippe COGNEE, Camille COROT, Mathilde de l’ECOTAIS, Etienne DINET, Lionel ESTEVE, Henri FANTIN-LATOUR, Jean Pierre FORMICA, Jean-François FOURTOU, Louis FRANÇAIS, Emile FRIANT, Bertrand GADENNE, Emile GALLE, Paul GAUGUIN, Stephan GLADIEU, Henri GUINIER, Claude HUILLOT, Paul JAMOT, Achille KOETSCHET, Bogdan KONOPKA, Olivier KOSTA-THEFAINE, Alexandre et Florentine LAMARCHE-OVIZE, Ernest LAURENT, Gaston LECREUX, Gustave LOISEAU, Aki LUMI, Hélène MARCOZ, André MARE, Henri MARTIN, Marie ORENSANZ, Louis PAVIOT, Raphaëlle PERIA, Laurent PERNOT, Lie-Louis PERRIN SALBREUX, Gerald PETIT, Pierre et Gilles, Adolphe PIOT, Philippe ROUSSEAU, Jean SADDON, Pierre SEINTURIER, Barthélémy TOGUO, Abel TRUCHET, Tursic & Mille, Keith TYSON, Simon VERELST, Antoine VOLLON, James WEBB, Stephen WILKS 


INFORMATIONS PRATIQUES
DOMAINE POMMERY
5 place du Général Gouraud
51100 Reims
Tél. : 03 26 61 62 56



EXPOSITION "NAPOLEON"  

GRANDE HALLE DE LA VILLETTE

DU 28 MAI AU 19 DECEMBRE 2021

© Texte et photos Eric Bahari, publié le 07 juin 2021


Autant admiré que controversé, Napoléon Bonaparte est un personnage complexe dont la vie oscille entre héroïsme et tragédie, victoire et défaite, avancées modernes et mesures régressives. A l’occasion du bicentenaire de sa mort, la Rmn - Grand Palais, La Villette et Re Re / Adonis proposent une exposition spectaculaire, dressant le portrait juste d’un personnage fascinant qui a façonné la France d’aujourd’hui. Car, connaître Napoléon, c’est comprendre le monde dans lequel nous vivons. De son ascension au déclin de l’aventure impériale, l’exposition retrace en neuf sections cette période charnière, des moments clés de l’Histoire de France à la vie intime et romanesque de l’empereur.


La participation particulièrement généreuse du musée de l’Armée, du musée national du château de Fontainebleau, du musée du Louvre, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, du Mobilier national, de la Fondation Napoléon et la contribution exceptionnelle du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ont permis de rassembler plus de 150 pièces originales, réunies ici pour la première fois. 


Chefs-d’œuvre créés sous l’Empire, objets d’exception ayant appartenu à Napoléon et créations contemporaines se succèdent au fil d’un parcours chronologique et pédagogique. De vastes reconstitutions ainsi que de nombreux dispositifs numériques offrent aux visiteurs une véritable immersion au cœur de ces moments décisifs pour l’Histoire de France. Une rubrique de l’exposition, conçue avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, est dédiée aux sujets de la politique coloniale de Napoléon et du rétablissement de l’esclavage.




Napoleon à l'école de Brienne, bronze argenté, Louis Rochet 1857.





PARTIE I : 1779 – 1784


BRIENNE


Élève à l’école royale de Brienne pour préparer son admission à l’École Militaire de Paris, Napoléon est formé dès le plus jeune âge au métier de soldat. Studieux, grand lecteur, il se montre doué pour les mathématiques. Son origine modeste et son accent corse prononcé attirent l’attention et les railleries de ses camarades, issus de la noblesse française.


Retraçant une partie de l’adolescence de Bonaparte, cette section présente notamment des effets du jeune Napoléon ainsi que des objets du quotidien utilisés par les élèves de l’École Militaire.




PARTIE II : 1795 – 1799

UN SOLDAT DE LA RÉVOLUTION

En 1796, Napoléon est nommé général en chef de l’armée d’Italie. Alors que cette dernière est mal équipée et manque de tout, il se distingue par sa bravoure lors de batailles décisives et par sa proximité avec les hommes.
A son retour à Paris, il est récompensé par le Directoire qui lui confie le commandement de l’armée d’Orient. Napoléon prend la mer en mai 1798 : c’est le début de la campagne d’Égypte. Cette épopée militaire se solde par un semi-fiasco dont la propagande a su faire un triomphe. L’épopée scientifique, quant à elle, marque le début d’une égyptomanie grandissante à travers toute l’Europe.




De gauche à droite : Console de style égyptien, Jacob-Desmalter et Cie vers 1805. Paire de candélabres à sept lumières. Pendule à cariatide égyptienne, Caude Galle vers 1805. Paire de fauteuil en acajou à tête de Némès, Jacob-Desmaltier vers 1805.



Lit de la première chambre de Napoléon 1er à Fontainebleau, attribué à Jacob Frères vers 1800.




PARTIE III

LA RÉPUBLIQUE DE NAPOLÉON

Les 18 et 19 brumaire de l’an VIII (9 et 10 novembre 1799), Napoléon prend le pouvoir à la faveur d’un coup d’État. Alors Premier consul, il mène une politique de rassemblement qui pose les fondations de la France moderne : création du Code Civil, du Conseil d’État, de la Banque de France et des lycées, unification des poids et des mesures…

La Paix d’Amiens, signée en mars 1802, permet une pause dans l’affrontement systématique qui oppose la France à l’Angleterre depuis 1789, et confère à Bonaparte une immense popularité. Celle-ci est telle qu’en août 1802, il devient consul à vie.


                       

Pliants de la salle du trône du palais de Saint-Cloud, Jacob-Desmalter et Cie 1804 et 1828. Paire de torchères du grand cabinet de l'Empereur au palais de Saint-Cloud, Jacob-Desmalter, Tavernier et Cie vers 1810.



PARTIE IV

L’EMPEREUR : SON SACRE ET LE FASTE DE SA COUR

Le 2 décembre 1804, Napoléon est sacré empereur à Notre-Dame-de-Paris au cours d’une cérémonie qui invoque des symboles à la fois républicains, religieux et historiques.

En devenant empereur, il se pose une nouvelle fois en rassembleur : dans l’acte même de la proclamation de l’Empire, Bonaparte souhaite transmettre des valeurs de 1789. Loin d’un roi déguisé en empereur, il se veut roi de la République.

Objets, tuniques et uniformes de cérémonie seront présentés au sein de cette section, témoignant du faste et du protocole de la cour impériale.




Trône du Sénat de l'empereur Napoléon 1er, Jean-François Chalgrin (dessin), Jacob Desmalter et Cie (réalisation) vers 1805.



Manteau de cour de l'impératrice Joséphine, début du 19ème siècle.



PARTIE V

L’EMPEREUR, LES IMPÉRATRICES, LE ROI DE ROME

Napoléon épouse Joséphine le 7 mars 1796. Malgré le lien profond et sincère qui les unit, il cède à la raison d’État : face à l’impossibilité de concevoir un héritier, il se sépare d’elle et épouse par stratégie la fille de l’empereur François d’Autriche, Marie-Louise.
Celle-ci lui donne un fils en 1811, le roi de Rome.

En 1807, il rencontre par ailleurs la comtesse polonaise Marie Walewska, avec qui il entretiendra une relation sérieuse. Elle aura de lui un enfant, qui occupera de hautes fonctions sous le Second Empire.

De l’amour au politique, cette section évoquera la nature des relations qui ont uni Napoléon avec Joséphine, puis Marie-Louise et enfin Marie Walewska.
PARTIE VI

LE CHEF DE GUERRE

L’armée de Napoléon est non seulement l’une des plus grandes et performantes d’Europe, mais c’est aussi l’une des plus sophistiquées en termes de hiérarchie et de commandement.

Si la Révolution a modernisé l’armée d’Ancien Régime, Napoléon la porte à un degré de raffinement peu égalé.
Cette section présentera en trois temps les équipements et uniformes de l’armée napoléonienne, les personnages clés de l’état-major mais aussi de nombreuses pièces illustrant les batailles de la Grande armée.

Les Bulletins de la Grande armée, organes de presse officiels contrôlant la communication de guerre, seront également évoqués à travers ce chapitre.



Tente du bivouac de l'Empereur Napoléon 1er, modèle de 1808.



Plastron de cuirasse d'officier de cuirassier transperçé par un boulet à la bataille de Wagram 1809.




PARTIE VII : 1805 – 1813

NAPOLÉON ET L'EUROPE

De la bataille d’Austerlitz (1805), où il soumet l’Autriche, au traité de Tilsit (1807), où il soumet la Russie, Napoléon a dominé l’Europe en l’espace de trois ans.

Pour la contrôler, il place ses frères et sœurs à la tête des États stratégiques ; pour combattre l’Angleterre, il impose un blocus continental à ses alliés. Malgré ses vertus administratives, la domination française provoque un sentiment d’humiliation chez les peuples soumis.

Cartes à l’appui, cette section illustrera le « système » Napoléon fondé sur les alliances familiales et sur le rôle d’États tampons àtravers l’Europe.

Elle permettra aussi de comprendre que les guerres de l’Empire sont le prolongement des conflits nés sous la Révolution.



PARTIE VIII : 1808 – 1814

LE DÉCLIN

Le déclin de l’Empire débute par des échecs militaires, en premier lieu desquels la guerre d’Espagne : en 1808, la rébellion des populations contre l’occupation française se transforme en répression sanglante. Sous la direction du général Wellington, les Anglais gagnent du terrain sur la péninsule ibérique.

En 1812, des troubles diplomatiques conduisent Napoléon à rassembler 500.000 hommes pour la campagne de Russie. Cette armée connaît une véritable déroute ; décimée, affaiblie, elle devient une proie facile pour ses adversaires.

En 1813, la défaite de Leipzig pousse Napoléon à abdiquer. En France, Louis XVIII accède au trône grâce à l’appui des puissances étrangères, signant la fin de l’Empire.


Aigle perçé de deux biscaïens dit "aigle blessée" 1812.




Table de l'abdication à l'Elysée dans le boudoir d'argent. Fauteuil du boudoir d'argent à l'Elysée.



PARTIE IX : 1815

LES DERNIERS FEUX

Le 1er mars 1815, Napoléon débarque à Gofle-Juan, passe par les Alpes et arrive à Grenoble où l’armée l’attend. Le 20 mars, il s’installe en tant qu’Empereur au palais des Tuileries d’où Louis XVIII a fui. Afin de défendre son régime et pour surprendre les Alliés, il envahit la Belgique avec 130 000 soldats.

Le 16 juin, il remporte la bataille de Ligny contre les troupes prussiennes, et se prépare à la bataille de Waterloo, au sud de Bruxelles. Il est battu par les armées anglaises commandées par Wellington et les armées prussiennes de Blücher.

Napoléon abdique le 22 juin. Il est alors exilé au sud de l’Atlantique, sur l’île de Sainte-Hélène où il passera la fin de sa vie, entouré d’une poignée de fidèles.


Les derniers moments de Napoléon 1er à Sainte-Héléne, Vicenze Véla 1866.





Char funèbre de Napoléon à Sainte-Hélène vers 1815.


Masque mortuaire de Napoléon, Franscesco Antommarchi 1821

L'exposition Napoleon, site officiel : expo-napoleon.fr



EXPOSITION "LE GOÛT FRANçAIS DE LOUIS XIV A NAPOLEON III"  

AU MUSEE DU DOMAINE DEPARTEMENTAL DE SCEAUX

© Texte et photos Muriel Deshayes, publié le 04 février 2021



Situé dans le château de Sceaux, en région parisienne, le musée du Domaine départemental de Sceaux existe depuis 1937. Il s'est d'abord appelé musée de l'Île de France et présentait les us et coutumes de cette région autour de Paris. Il est devenu musée du Domaine départemental de Sceaux en 2013. Le musée a été rénové en 2019 et a réouvert ses portes à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, le 19 et 20 septembre 2020. Il présente aujourd'hui l'histoire du Domaine et de ses différents propriétaires. Le musée insiste également sur l'art de vivre à la française de Louis XIV à Napoleon III.



L'histoire commence en 1670 lorsque Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, devint propriétaire du Domaine. 

Colbert fit transformer le châteaux et son parc par les plus grands artistes de son époque. André Le Nôtre, célèbre jardinier de Versailles, dessina les jardins à la française. 

Antoine Coysevox, François Girardon et Jean-Baptiste Théodon réalisèrent les sculptures. 

Charles Le Brun, premier peintre du Roi-Soleil, était en charge de la décoration intérieure du château.



Murs décoratifs peints dans le château de Sceaux





Le parc de Sceaux vu du château

Lorsque Colbert décéda en 1683, le Domaine fut repris par son fils ainé, le marquis de Seignelay, qui procéda à des aménagements visant à embellir la propriété. Le Notre creusa le Grand Canal et Jules Hardouin-Mansart construisit une Orangerie afin de présenter les oeuvres d'art du marquis.

Par la suite, le duc du Maine, fils légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan acquit le Domaine en 1700. C'est l'époque des fêtes somptueuses que l'on appela les "Grandes nuits de Sceaux" données par Louise Bénédicte de Bourbon (duchesse du Maine) en son château de Sceaux entre 1705 et 1753.

La propriété revint ensuite aux fils du duc et de la duchesse du Maine, le prince de Dombes et le comte d'Eu puis à leur cousin, le duc de Bourbon-Penthièvre qui ouvrit le jardin au public.

Le domaine devint ensuite "bien national" à la révolution. Il resta à l'abandon jusqu'en 1798 quand il fut racheté par un homme d'affaires, Hyppolyte Lecomte, qui rasa le château. Sa fille et son gendre, le duc de Trévise, entreprirent la restauration du parc et des jardins ainsi que la construction d'un nouveau château entre 1856 et 1862. 

Le département de la Seine, appelé aujourd'hui département des Hauts de Seine, acheta le Domaine en 1923 en conservant la plupart des aménagements à l'exception du déplacement dans le parc de la facade du pavillon de Hanovre et de la construction de cascades art déco.





L'exposition permanente permet de visiter de nombreuses salles du château et d'apprécier l'art de vivre à la française de Louis XIV à Napoléon III.


- Le Grand salon qui servait de salle de réception 

- La salle Colbert, ancien salon de billard des Trévise

- Le salon ovale et la céramique de Sceaux

- La salle Maine, ancienne salle à manger des Trévise

- La bibliothèque, ancien office commmuniquant avec la cuisine

- Le grand escalier qui menait autrefois aux appartements privés

- La salle Penthièvre décoré de très belles  peintures

- La salle des deux châteaux, ancienne chambre à coucher de la duchesse de Trévise

- La salle Trévise où l'on peut admirer le portrait du duc de Trévise peint par Larivière

- La chambre Neuilly, ancienne chambre du duc de Trévise

- La salle des princes dans laquelle une table est dressée avec de la faïence de Sceaux 







Panneaux aux enfants jardiniers de François Boucher et Alexis Peyrotte 1751 - 1757

Bureau à cylindre, seconde moitié du XVIIIème siècle

Salle Penthièvre





Quatre huiles sur toile de Claude-François-Théodore Caruelle d'Aligny (1798-1870)

La Chasse - Les Vendanges - Les Fruits - La Pêche 


Deux chaises roses de Pierre-Benoît Marcion (1769-1840)

 bois sculté et doré, vers 1808


 Pianoforte de Jean-Guillaume Joseph Wetzels (1780-1858)

marqueterie de palissandre, vers 1834-1855




D'après François Girardon

Statue équestre de Louis XIV, seconde moitié du XVIIIème siècle

Salle Colbert





Faïences de la Manufacture de Sceaux, Salon ovale 


Le musée possède également une collection exceptionnelle de céramiques composée d'environ 1 000 pièces fabriquées en Ile de France du XVIIème siècle à aujourd'hui. 


Cette exposition est divisée en deux parties :


La première partie concerne les céramiques de la fin du XVIIème siècle au XVIIIème siècle. La céramique comprend différents types de pâte et technique : 

- La porcelaine dure fabriquée à base d'argile blanche et pure. 

Parmi les manufactures célèbres, celle de Meissen en Saxe utilisait cette technique. 

- La porcelaine tendre faite avec du Kaolin. 

Avant la découverte du Kaolin, les manufactures produisaient une porcelaine tendre et artificielle composée d'argile blanche et de silice, difficile à travailler. En 1768, un premier gisement de kaolin a été découvert dans les environs de Limoges, capitale de la porcelaine. L'utilisation du Kaolin est un progrès par rapport à l'ancienne méthode.



Asperges en céramique, Manufacture de Sceaux



Soupière et son présentoir, château de Sceaux




Assiette aux armes du duc et de la duchesse du Maine, XVIIIème siècle 

Manufacture de Sceaux




La deuxième partie de la Galerie des céramiques propose de découvrir les productions du XIXème et du XXème siècle.

Jusqu'au début XIXème siècle, les céramiques étaient peintes à la main. Peu à peu, une production industrielle remplace ces céramiques en choisissant un décor imprimé sous émail. 

Une céramique d'art concurence cette production industrielle avec notamment le travail du grès.




Visite théatralisée "La Perle de l'Ambassadeur"


A l'occasion de la réouverture du château pour les journées du Patrimoine le 19 et 20 septembre 2020, une visite théatralisée "La Perle de l'Ambasssadeur" a été organisée en présence de Georges Siffredi, Président des Hauts de Seine. 


Les différentes scénettes ont été conçues par la Compagnie "La Petite Main".


La première scène se déroule en 1686 dans le contexte historique suivant : Le Roi Soleil veut installer un comptoir français en Asie afin de concurrencer le seul comptoir de commerce au Siam, celui des Provinces-Unies (actuel Pays-Bas) pays protestant et ennemi de la France catholique. Louis XIV reçoit donc la visite de l'Ambassadeur du Siam, Kosa Pan pour cette affaire.


L'année précédente, en 1685, le marquis de Seignelay, Secrétaire d’État de la Marine entre 1683 et 1690, dont on rappelle ici qu'il avait acquis  le château de Sceaux à la mort de son père, le Grand Colbert, avait révoqué l'Edit de Nantes par l'Edit de Fontainebleau. La chasse aux protestants est à nouveau la règle dans le royaume.


Lorsque la piéce commence, un personnage imaginaire, François d'Arbaut, espion protestant à la solde des Pays-Bas rencontre le marquis de Seignelay au château de Sceaux et profite de l'entrevue pour dissimuler une croix huguenote et un document mystérieux dans la cheminée...


Les autres scènes se déroulent également dans les salons du château de Sceaux. Elles nous permettent de découvrir les propriétaires successifs et percer le mystère du document secret caché par François d'Arbaut en 1686 et dissimulé jusqu'à sa découverte en 1888.









Le duc de Seignelay interprété par Fabrice Bressolles face à François d'Arbaut (Michael Zito)




Site officiel du Domaine département de Sceaux : 

www.domaine-de-sceaux.hauts-de-seine.fr